Carnet de voyage.

carnet de bord

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Retour au pays des vertes années !

Merci à tou-te-s pour ces articles qu’on a lus et relus avec grand plaisir et merci de vous être relayées cet été pour qu’on ait toujours des copains avec qui jouer ! Alors maintenant on reprend la plume… enfin ce sera une courte reprise puisqu’on est rentrés au bercail il y a déjà une semaine! Alors, on rattrape en un article nos deux mois de retard !

L’Allemagne

On est début septembre et c’est déjà la fin avec les copains et les sœurettes… C’est passé vite mais qu’est-ce que ça nous a fait du bien ! Voilà deux mois qu’on est toujours bien entourés, alors heureusement, la transition se fait en douceur.

Lionel et Aude nous quittent près de Würzburg chez Ulrike une très bonne amie de la mère de Max et Adi son mari. Avec eux et leur fils Philip, on goûte des bières du coin, on visite Lohr am Main, la ville de Blanche-Neige, le collège où travaille Ulrike et on fait un petit tour en barque sur la rivière. On est accueilli comme des rois et Max prend plaisir à retrouver ses vieux souvenirs de vacances passées dans cette maison.

Nous voilà donc en Allemagne. On réalise que maintenant, la communication, même avec un petit vieux du fin fond de la campagne, ne sera plus impossible (au moins pour Max)!

On se déplace le long des rivières tout d’abord en suivant le Main jusqu’à Mainz, puis le Rhein jusqu’à Bonn. Les pistes cyclables sont de vraies belles routes (bien meilleures que les autoroutes bulgares !) et les panneaux pour les cyclistes sont presque aussi gros que ceux pour les voitures, au moins on ne les loupe pas.

Là, on découvre un autre univers du vélo. Après les vieilles bicyclettes de l’est, utilisées parfois seulement pour y accrocher des énormes sacs de courses au guidon et rentrer tranquillement à pied, on se retrouve maintenant au milieu d’une quantité impressionnante de vélos et cyclistes tous mieux équipés les uns que les autres ! On prend également l’habitude de se faire doubler par des retraités… Les allemands sont des fous du vélo mais quand-même, ce n’est pas comme si on n’avait pas d’entrainement ! En regardant plus attentivement, on est rassurés de découvrir des batteries électriques cachées à différents endroits ! Pour compléter le tableau, on trouve à plusieurs reprises sur les bords des pistes cyclables des bornes multi-outils et pompes pour la réparation et entretien des vélos, ainsi que des bornes pour recharger les vélos.

Les bords du Rhein deviennent rapidement des hautes collines abruptes, habitées de vignes et d’une quantité impressionnante de châteaux forts. Un peu avant Bonn on reprend notre cap à l’ouest et on franchit toutes ces collines pour rejoindre le parc National Eiffel. On traverse alors de belles forêts aux couleurs de l’automne, et on profite d’une dernière baignade dans un lac paradisiaque du parc Eiffel, à la frontière avec la Belgique.

A ce moment du voyage, Beurcy le vélo de Max, montre de grands signes de fatigue … Il est plus dur à faire avancer et on entend sans cesse un gros frottement, on s’arrête. C’est le garde-boue ? On scotch une partie. On repart, ça recommence, on s’arrête plusieurs fois, et en inspectant partout « oh m**** » ! Une petite barre du cadre près des freins arrières s’est dessoudée, ce qui rend le système de frein quelque peu instable … On scotche, on serre-flex de partout. Le frottement s’arrête mais le vélo reste lent. Même en descente il devient nécessaire de pédaler pour garder le rythme ! Un truc ne va pas mais on ne trouve pas exactement quoi, peut-être dans l’axe de la roue ? La balade est alors moins agréable pour Max, qui va même jusqu’à l’envie de balancer son vélo dans le fossé ! On échange de vélo entre nous de plus en plus régulièrement car celui qui conduit Beurcy doit redoubler d’effort pour suivre celui qui roule devant en sifflotant…

Du côté d’Ulysse, le vélo de Manue, on avait déjà fait changer toute la transmission en République Tchèque (plateaux, cassette arrière, le dérailleur avant, son câble et la main d’œuvre) pour seulement 50 euros ! Mais quelques centaines de kilomètres plus tard le pédalier commence à bloquer de temps en temps… Aie aie aie, nous qui avions eu de la chance depuis le début du voyage, les problèmes arrivent tous d’un coup ! Et là, les tarifs allemands sont moins rigolos… pour simplement ouvrir le pédalier et le resserrer, ça nous coûte 25€. On se sent bel et bien de retour à l’Ouest !

La Belgique

Dans la continuité du parc Eiffel, côté Belge se trouve le parc national des Hautes Fagnes Eiffel. On continue de monter et de descendre au milieu des forêts et des marais jusqu’à Eupen. On arrive dans cette ville sans avoir pu trouver de bivouac… Il est 20h, la fatigue est bien présente et la nuit tombe. C’est le moment de tenter notre chance au porte à porte, pour installer la tente dans un coin de jardin. Au moment de frapper une question nous vient à l’esprit… quelle langue faut-il parler ? Français, allemand ? On opte pour demander en anglais s’ils parlent français.

Florence et Thomas, parlent sans problème le français malgré que cette partie soit germanophone, et acceptent sans hésiter de nous accueillir. On fait connaissance le soir autour d’une bière belge, on les questionne sur leur région et sur la Belgique. Le lendemain matin on est invité pour le petit déjeuner avec toute la famille. La découverte de la Belgique ne pouvait pas mieux commencer !

C’est une nouvelle étape sur notre route de retour car nous arrivons dans une zone francophone. On a des têtes ahuries quand on s’adresse à nous en français, on a même du mal à s’autoriser à parler français, ça nous parait trop facile ! Et adieu la petite bulle dans laquelle on était à pouvoir faire des commentaires sur tout sans se méfier des oreilles indiscrètes.

Notre prochaine étape est près de Liège où Rémy et Manon, des copains de Lucie et Pierre, sont prêts à nous accueillir. D’ici là, la mauvaise surprise est la recherche de bivouac… les espaces qu’on traverse sont très urbanisés, et le peu de prairies sont entourées par des grillages. On a toujours fini par trouver mais au prix de pas mal d’énergie (descendre du vélo, explorer un chemin, remonter, redescendre, explorer un bout de forêt,…) et on sent que nos corps fatiguent, le vélo de Max n’est toujours pas très en forme.

Enfin Liège, où on se requinque avec un petit déjeuner de gaufre liégeoise avant d’atteindre la petite maison de Rémy et Manon ! Au programme dégustation de bières, jeu de palais, baignade dans leur pataugeoire, bonnes discussions et repos !

On repart pour 60 km et nous voilà à Bruxelles ! Pauline et Erwan, que Max a connus à l’école d’ingé, nous accueillent dans leur bel appart. Avec eux, on monte dans la voiture en direction de la Normandie… Et non, cette fois on ne triche pas vraiment car les vélos restent à Bruxelles, on fait juste une petite parenthèse pour entamer notre série retrouvailles par un week-end avec les copains d’Albi de Max.

De retour à Bruxelles, le voyage continue. On retrouve Solen une cousine de Max qui nous fait découvrir les meilleures frites de Bruxelles. Puis on contacte Romain, qu’on ne connait pas encore mais qui, comme Max, s’est formé à la fabrication du pain avec Rodolphe et Hélène à Thuré. Il vient de recevoir une remorque de l’armée suisse qui contient trois fours à pain et tout le matos de boulange… Romain a installé sa remorque dans une ferme où il a également une petite caravane qui pourra nous héberger. On n’en sait pas plus mais on a bien envie de découvrir tout ça. Et on ne regrette pas ! Déjà sur la route, un nouveau craquement du vélo de Max nous arrête. Cette fois on découvre une tige arrière du cadre (entre la barre centrale et la roue) qui est dessoudée… Là ça ne devient pas drôle du tout car les serre-flex ne vont pas tout régler. Un petit coup de téléphone à Romain et nous sommes rassurés, il y a un arc à souder à la ferme !

On passe trois supers journées entre discussions, charpente, étalage de paille dans le jardin et distillation de pommes. On apprécie beaucoup les personnes que l’on y rencontre, la convivialité, la simplicité et le projet qui s’y construit petit à petit.

C’est un bon terrain de jeu et d’apprentissage pour les enfants qui jouent dans leur cabane ou au milieu des animaux et donnent des coups de mains. Il y a des poules, des canards, des cochons, des moutons, des chèvres, des chevaux de propriétaire, et un troupeau de vache en pâturage un peu plus loin. Stan le maraicher est à l’origine du projet mais il y a maintenant Romain qui boulange, le frère de Stan qui devrait arriver pour brasser leur propre bière et surement bien d’autres projets fleuriront dans les années à venir !

Bref on s’y sent très bien, mais avec toutes les retrouvailles qui nous attendent et le chemin qui nous reste, on reprend la route. Et la bonne surprise est que le vélo de Max a retrouvé une nouvelle jeunesse avec ses quatre points de soudures. Il ne traine plus la roue comme avant. La suite et fin du voyage vont s’avérer bien plus agréable sur ce point !

Les retrouvailles continuent donc à Gand avec Quentin et Camille qui nous rejoignent pour un week-end. On visite cette très jolie petite ville, on déguste de la bonne bière, les fameuses frites et fricadelles belges et on belote !

60 km plus loin, nous voilà à la frontière française…

La France

Depuis Bruxelles notre parcours se dessine plus ou moins selon les personnes qu’on peut revoir. Ce premier soir en France se passe donc à Lille chez Pierre notre ancien coloc, qui nous fait découvrir des bonnes bières du nord et nous cuisine une carbonade ! Puis passage chez Anita qui a déjà voyagé en solitaire en vélo.

On part ensuite en direction de la Manche. On ne connait pas du tout cette partie de France, mais on nous a dit qu’à Berk et dans la baie de somme il y a des phoques, alors on fonce ! Sur la route on a le bonheur de voir Pauline (copine psychomot de Manue) et de rencontrer sa famille. Son papa nous plonge dans la culture de la région en prenant un malin plaisir à nous parler en ch’ti J. On découvre également la sauce au Maroilles, délicieux ! On visite ensuite, à 30km de là, les cousins Freddy et Marie. On regoute la sauce au Maroilles (on est bel et bien dans le nord !), et on s’en lasse pas ! Chacune de ces retrouvailles est un beau moment.  Et même si c’est court, on est heureux de pouvoir dire à bientôt.

Ahhh, ça y est, la mer ! Elle nous avait manqué depuis la Grèce ! On découvre Berk et on est tout fou en observant les phoques au loin. On se laisse tenter par un moule-frite… au maroilles, c’est notre premier resto en tête à tête depuis le début du voyage! On découvre ensuite les dunes dans lesquelles on saute et roule jusqu’à ne plus en pouvoir, la baie de Somme, puis les falaises d’Ault jusqu’à Dieppe.

A partir de Dieppe, on se laisse guider par les panneaux de l’Avenue Verte qui relie Londres à Paris, avec pas mal de parties en piste cyclable (anciennes voies de chemin de fer). Mais à trop se laisser guider on loupe un panneau et on se rallonge de plusieurs dizaines de bornes. On est un peu perdu … on essaie de se rattraper sans trop savoir par où passe notre avenue verte. On se retrouve le soir après 90 km (notre plus grosse journée depuis bien longtemps !) à Creil en pleine nuit à essayer plusieurs fois de suite des petites routes au bord de l’Oise s’avérant sans issues au bout de quelques km… Cette journée devient petit à petit une épreuve psychologique ! Mais comme souvent, quand on pense être au bout du bout, la chance nous sourit. On prend notre courage à deux mains pour retenter l’aventure du porte à porte. On sonne à la seule maison sans portail, qui nous parait tout de suite plus accueillante. Ce petit coup de sonnette nous permet de faire la belle rencontre de Jean et Elizabeth, un couple de retraités. Ils nous invitent au petit déjeuner et c’est parti pour des heures de discussions passionnantes ! Jean fait partie des premiers psychomotriciens et Elizabeth est active dans un groupe de femme victime de manipulation/violence, c’est dur de s’arrêter de discuter… On repart à midi en direction de la maison de Lucie et Pierre à Poissy, chez qui on reste deux jours à préparer la fin du voyage et à reprendre nos parties de belote là où elles s’étaient arrêtées !

Puis Paris… 10 jours de pauses, de bonnes bouffes (raclette !!) mais surtout beaucoup de retrouvailles ! On remplit et squatte l’appart de Quentin et Camille sur toute la semaine, attention les squatteurs sont de retours ! C’est génial de retrouver toutes ces personnes qui nous avaient quand même un peu manquées pendant ce voyage, il faut l’avouer 🙂

On est plein d’énergie pour pédaler jusqu’à Orléans et y retrouver nos familles. On profite pleinement de ces trois derniers jours de voyage à deux… La rencontre de Lucas, un jeune allemand cyclovoyageur avec qui on partage un bivouac nous maintient dans cet esprit voyage ! On se sent toujours bien, on aime cette vie de voyageurs à vélo, cette liberté, le plein-air, ce rapport au temps, les imprévus, les bivouacs, les feux de camp (surtout quand il commence à faire froid)… On vit pleinement chaque instant. Mais, après ces 15 mois de voyage, on sait aussi pourquoi on rentre et on se réjouit de ce qui nous attend!

Les derniers kilomètres

On retrouve Lucie à Orléans au bord de la Loire. Alors qu’on discutait, un jeune couple et leur fille, ayant vu nos vélos, viennent nous inviter à manger et dormir chez eux ! Jusqu’au bout et même en France on sera agréablement surpris de l’ouverture et de l’accueil de certaines personnes ! Mais ce soir on est déjà attendu chez Muriel, Gregory et leur petit Axel par warmshowers… C’est encore une belle rencontre !

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Grégory et son vélo

Comme pour notre départ, on finit ce voyage bien accompagnés ! Nos parents et Erwan nous retrouvent à Orléans et c’est parti pour les 250 derniers kilomètres en famille. Une semaine de cyclotourisme quatre étoiles comme on n’en avait pas encore fait ! Tout avait été organisé au poil (merci le retraité !). On n’a rien à penser, juste à se laisser porter : l’itinéraire est tracé et imprimé, une personne dans la voiture balai s’occupe des courses et du pique-nique (qui est à chaque fois un énorme festin), le soir un gite nous attend avec un lit, des couettes, une douche chaude, et un four (pour faire une tartiflette et des gâteaux!!). Sur les vélos, on a tout le temps de se raconter nos vies des derniers mois, ce sont des retrouvailles en douceur comme on les avait imaginées !

Pour la dernière étape Aurore, François, Ambre, Claire, Emmanuel, Pierre, Maryelle, Phileas, Anne, Sam et Serge nous ont rejoints. On passe à travers des paysages et des villages qui sont de plus en plus familiers jusqu’à Signy (chez les parents de Max) où les voisins nous accueillent avec cette chaleur qu’on est heureux de retrouver 🙂

Petit tour en v… :)

A notre tour de raconter le bout de voyage que nous avons fait avec Manue et Max.

Bon déjà il faut reconnaître que ça n’a pas été simple à organiser. Entre nos vies mouvementées et nos faibles moyens Max et Manue n’y croyaient plus beaucoup. Mais si, si, on était bien parti.

Les retrouvailles ont lieu devant la gare de Pragues. On mange un morceau, on se raconte un peu nos vies depuis un an et après quelques boutades on a finalement l’impression de ne s’être jamais quittées !

Nil et Lucie sont là aussi. Raph nous rejoint en fin de journée.
Nous sommes hébergées dans un petit appart, par des personnes vraiment sympas qui accepte d’accueillir 2 d’entre nous, puis 4, puis 5 et finalement 7. On est serrés mais on rigole bien !
Au programme : visites touristiques, petits spectacles de rue, fraude du trammway, repas, bière, et expédition nocturne avec Thomas qui nous héberge

A la suite de ces quelques jours le vrai périple commence. Après avoir dit au revoir à Nil, Lucie et Raph nous quittons la capitale, direction l’Allemagne. Un peu inquiet nous suivons le binome bien rodé. Il faut dire que le vélo ce n’est pas notre truc. Et alors nous allons de surprise en surprise. Déjà pas question de lambiner en route, tous les jours on avale les kilomètres. Le paysage défile à une vitesse incroyable. Max, en tête de convoi, a les yeux collés sur son téléphone pour décider de la route à prendre. Lionel à ses côtés le guide pour qu’il ne finisse pas dans le fossé. Derrière, Manue et Aude, bien plus sportives, ont  le temps de faire la causette. Mais il ne s’agit pas seulement de pédaler… Il faut sans arrêt regarder sur le bas côté voir s’il n’y a pas des champignons qui se cacheraient, estimer si tel ou tel chemin ne mènerait pas à un super coin baignade, et bien sur trouver le spot idéal pour y passer la nuit. Nous sommes épuisés !

Et tout cela n’est rien, quand un beau jour ils décident de nous faire emprunter l’autoroute parce que « ça va quand même vachement plus vite ». Et effectivement cela fonctionne bien puisqu’en moins d’une semaine nous traversons le pays… alors que nous nous arrêtons chaque jours des heures entières pour parfaire nos mouvements d’acro-gym, se baigner un peu, faire cuire les champignons, jouer, discuter autour du feu… Le programme est chargé et nos cuisses fatiguées !

En plus les gens du coin ne nous laissent pas toujours nous reposer, quand une fois tôt le matin nous voilà expulsés du bord de rivière où nous avons passer la nuit. Mais les forêts ici sont magnifiques, la compagnie est amusante, le verre de cofola (coca tchèque) pas cher du tout, bref nous passons un agréable voyage.

Avant dernier jour et nous arrivons en Allemagne. L’idée est de se rendre chez des amis de la famille de Max et se dire au revoir. Pour nous (Aude et Lionel) le voyage se termine ici.
En milieu d’aprem, confiant, nous pédalons donc tranquilement en direction de Würzburg. Et tout à coup sans prévenir voilà qu’une voiture de police allemande nous double et nous fait comprendre qu’il nous faut nous ranger sur le côté. Contrôle d’identité et fouille des véhicules. Nous comprenons qu’ils sont à la recherche de drogues… Et avec le look de Max, les cheveux en bataille, barbu et pédalant pieds nus les soupçons sont forts… Tellement forts que nous voila embarqués, direction le commissariat le plus proche, pour une fouille plus approfondi… a nu ! Humiliés et très en colère nous repartons avec la petite satisfaction qu’après des jours de voyage sans salle de bains la fouille a nu n’a pas été très agréable pour eux non plus !
Tout ça nous a mis bien en retard, il s’agit maintenant de trouver un endroit pour dormir rapidement. Heureusement une bouteille de vin et une partie de belote endiablée nous font vite oublier tout ça !
Nous arrivons donc le ledemain midi chez Ulrike et Adi où nous sommes reçus royalement avec un succulent repas. Il est ensuite temps pour Aude et Lionel de s’en aller, ils ont un four à pain à fabriquer et des marrons à ramasser !
Dur, dur de se quitter. Manue se décharge de quelques bagages inutiles. Max est presque prét à monter sur le porte bagage de Lionel. C’est vrai qu’avec Aude et Lionel ça avait de l’allure et de la vitesse ! Mais on se revoit maintenant très vite alors patience et bonne fin de voyage !

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Le vélo à quatre roues et un moteur…

Et merci les amis 🙂

Cap a dreta !

Pren lo pòrta-votz, Cap a gaucha cap a dreta, Pren lo pòrta-votz Shens vergonha calandreta. L’alen e lo jòc Estacats au hons deu potz, Patchic e patchòc Deu costat de Santa Crotz.

Dans un souffle catalan, un nouveau quatuor –Nil, Manue, Max et Lucie- s’élance sur les routes ; laissant le Danube cap a gaucha et orientant leurs guidons cap a dreta. Itinéraire tracé et cartes dans leurs sacoches, ils espèrent que ces dernières les mèneront jusqu’à : Praha. Lire la suite

Tiens v’la la pluie.

On profite d’un matin pluvieux à Vienne dans notre grand palace avec douche chaude, toilette, machine à laver, frigo et tout ce qu’il faut pour faire de la vraie cuisine J pour écrire quelques petites nouvelles très rapides. Un article est en cours d’écriture par la grande écrivainE/aventurière, Maïlys, on espère pouvoir bientôt le publier.

Cet article devrait vous amener jusqu’à Budapest où nous avons retrouvé Lucie et Pierre. Et on est en ce moment en pleine négociation avec eux pour que nos vacances continuent et qu’ils écrivent à notre place l’article de notre voyage ensemble jusqu’à Vienne… On tient bon !

Hier sont arrivés Lucie (la sœur de Manue) et Nil (un ami qui avait voyagé avec nous à notre départ) pour ne pas nous laisser seuls après le départ de Pierre et Lucie qui s’envolent demain pour leur « chère » banlieue parisienne (même si Lucie avait du mal à arrêter son vélo et a bien failli revenir en deux roues). On n’est finalement plus si loin que ça de la France, deux ou trois heures seulement pour eux… Mais à notre rythme, ce sera plutôt deux ou trois mois !

On lâche demain notre palace (dans lequel on serait bien resté encore quelques jours, on a même pas encore eu le temps de faire de la cuisine dans le super four…) pour repartir avec nos nouveaux et anciens compagnons de route Lucie et Nil sur une voie verte en direction de Prague.

Bonnes vacances à ceux/celles qui en ont !

 

Danube, nous voilà !

Nos montures sont nettoyées, huilées et chargées… en selle !

On doit tout d’abord réussir à traverser Sofia car la maison de Svilen (le paysan boulanger) est au sud et nous nous dirigeons vers le nord… On avait déjà un peu pédalé dans Sofia pour aller de la gare jusqu’à l’appartement du frère d’Annie et c’était franchement pas très rigolo. Svilen nous conseille de prendre le périph… Alors on suit son conseil et c’est parti pour 15  km sur une deux fois deux voies ! On n’est pas sûr d’être à notre place mais finalement après avoir doublé une carriole à cheval, on relativise. On n’est pas les plus lents sur cette grosse route ! Lire la suite